
Les centres de réhabilitation en Extrême-Orient sont gérés directement par l’Etat.
Par Doris Félix
Depuis des décennies, c’est l’échec. Les ONG, les centres privés, l’État, de la NatReSA à la National Agency for Drug Control (NADC). Les noms changent, les sigles changent, les ministres changent. L’échec est toujours là. Et chaque jour, la situation empire.
L’héroïne et le chimique à Rs 50 ne manquent jamais. Malgré les saisies à la télé.
On ne guérit pas le mal par le mal.
La méthadone offerte officiellement et gratuitement, c’est simplement remplacer une drogue par une autre. Et par manque de contrôle, beaucoup repartent avec leur dose qu’ils revendent pour s’acheter de l’héroïne ! L’État paye une drogue qui finance l’autre stupéfiant.
La vraie maladie qui est dans la tête n’est pas soignée.
Ce n’est pas par manque de bonne foi, c’est plutôt par manque de compétence.
Un vrai addictologue, c’est six ans de médecine + cinq ans de psychiatrie + trois ans d’addictologie. Et même avec ça, 50 à 90 % de rechute.
Alors, quand un centre n’a que de la bonne foi avec souvent d’anciens accros pour écouter, on comprend les résultats.
Ailleurs, les pays qui réussissent ont un seul centre national strict géré par l’État.
À Singapour, le Drug Rehabilitation Centre est géré par l’État, pas par une ONG. Obligatoire un à trois ans. Supervision cinq ans après. Le taux de rechute est passé de 70 % à 28 %.
En Malaisie, les centres Cure & Care sont gérés par l’agence d’État AADK. Deux ans de soins + métier.
Des centres sévères, structurés, avec de vrais spécialistes. Pas des fêtes d’anniversaire.
La solution pour Maurice ? Un SOS officiel aux ambassades. Un seul centre national dans une vallée loin de tout. Avec des spécialistes étrangers pendant quelques années, le temps que des Mauriciens aillent se spécialiser.
Un seul centre, avec taux de succès affichés avec preuve.
Il est temps de demander de l’aide. Officiellement.