Transfert coûteux et lucratif
Si le projet de retour du Data Centre de la SBM de l’Inde vers Maurice est une bonne initiative en soi, c’est aussi un gros business lucratif pour certains. Un proche de la Bande des Cinq prépare déjà cette opération et a commencé à choisir les fournisseurs et prestataires de service qui s’occuperont de ce transfert. Le Data Centre de la SBM avait été déplacé en 2013 vers l’Inde sous Munni Krishna Reddy contre paiement de Rs 1,2 milliard annuellement aux Indiens. Les nombreux informaticiens et techniciens mauriciens qui y étaient employés ont été redéployés vers d’autres postes, parfois comme simples caissiers. Cela, alors qu’ils avaient acquis une énorme expérience dans le domaine de la gestion du Data Centre.
Voyage mystérieux à Madagascar
Le déplacement d’un homme de loi à Madagascar fait jaser. Est-il allé à la rencontre des dirigeants du nouveau régime malgache ? Certains le croient puisque grâce à l’affidavit juré par la FCC et d’autres informations recueillies, c’est ce même homme de loi qui avait assisté des Malgaches et autres quand ces derniers avaient déposé plainte contre Mamy Ravatomanga. « On comprend un peu mieux » nous dit un avocat « pourquoi la FCC avait objecté à la remise en liberté de Mamy qui croupit toujours en prison. » Avant de prédire que « en tout cas, ce n’est pas cette détention prolongée de Mamy qui attirera les investisseurs. »
Réindustrialiser oui mais comment ?
Le gouvernement veut réindustrialiser notre pays. C’est au ministre Aadil Ameer Meaa que cette grande responsabilité a été confiée. Ce dernier transmettra bientôt une ébauche d’un Industry Bill au bureau de l’Attorney General. Au programme : « advanced manufacturing, bio-industries, pharmaceuticals, precision engineering and green industries. » Soit des secteurs de pointe dominés déjà par les pays de l’Extrême-Orient notamment. A première vue, rien de prévu sur ce que nous pourrions produire pour importer moins. Le ministre réussira-t-il, au moins en partie ? « Oui » nous dit un haut-fonctionnaire « s’il commence par réduire le nombre de ses voyages. Et s’occupe moins d’autres choses. »
FSC cherche locataires
Une annonce parue dans la presse pourrait laisser croire que la FSC s’adonne aussi à des activités immobilières. Renseignements pris, la FSC vient de découvrir que la précédente direction avait loué trop d’espaces de PSH Investment Ltd appartenant à Vinash Gopee et qu’elle paie Rs 4,6 m mensuellement. Et qu’elle ne peut retourner les étages inoccupés à PSH en raison d’un contrat de location en béton. Seule alternative : sous-louer. Une enquête sera-t-elle diligentée sur ces contrats qu’avait dénoncés Ehsan Juman au parlement en juillet 2024 ? Personne n’y croit.
We are sorry, Page not found!
C’est le message affiché sur le site de l’Economic Development Board (EDB) à la rubrique ‘Board of Directors’. Paul Lismore avait donc raison. Pourtant, le board a été reconstitué depuis plus d’un an. La présence de patrons du privé dans ce board sous le MSM avait été critiquée comme pouvant être source de conflit d’intérêts. L’Alliance du Changement a non seulement continué cette pratique mais a fait mieux : il n’a pas rendu publique l’identité de ces dirigeants du privé au sein du board. N’est-ce pas doublement opaque ? Le plus grave, c’est que justement un de ces patrons du privé qui siège sur le board est carrément intervenu auprès du PM et du DPM pour faire avancer le dossier d’un de ses clients. ‘Only in Mauritius !’
Tech dites-vous ?
Le GovTech Maturity Index de la Banque Mondiale a classé Maurice parmi les ‘Extensive GovTech Maturity economies’ et a amélioré son classement. Les inspecteurs de la Banque Mondiale sont-ils allés faire un tour dans les hôpitaux et à la NLTA ?
Silence, on continue à étouffer
Des pressions auraient été exercées sur le nouveau Chief Executive (CE) d’une institution de régulation en faveur d’une société offshore impliquée dans une magouille à l’international. Il y aurait eu intervention ministérielle ainsi que celle, bien sûr, d’un membre de la Bande des Cinq. On tenterait de forcer le CE à rencontrer la directrice – ce qui est déjà grave- pour « arranger les choses », ce qui est encore plus grave. Ce scandale avait été étouffé sous le MSM mais l’enquête a redémarré. Comme quoi, l’argent n’a pas d’odeur … politique.
| Virus-free.www.avast.com |
