
Par un étudiant
À l’Université des Mascareignes, les préoccupations exprimées par les étudiants dépassent désormais les difficultés ordinaires de la vie universitaire. Elles concernent les conditions d’étude, l’attribution des bourses, la représentation étudiante et certaines décisions administratives. Ces éléments doivent être examinés avec sérieux, tout en respectant la présomption d’innocence et le droit de chaque personne concernée.
Les étudiants à temps plein et à temps partiel signalent notamment des sanitaires dégradés, des problèmes d’eau et d’éclairage, des verrous défectueux, des salles insuffisamment entretenues ainsi qu’une climatisation inadéquate. Certains étudiants à temps partiel contestent également l’organisation d’examens pendant les horaires habituels des cours à temps plein, ce qui compliquerait leurs obligations professionnelles, une mesure attribuée à l’Acting Director-General p.i. Lors de la mobilisation du vendredi 25 septembre 2026, certains manifestants ont demandé au Premier ministre de révoquer le professeur Yashwantrao Ramma, dans le respect des procédures.
Réduction des bourses liées à l’Université de Limoges
La réduction annoncée du nombre de bourses liées à l’Université de Limoges, qui serait passé de cinq à trois, constitue une autre source d’inquiétude. Une telle décision peut être justifiée par des considérations financières ou administratives. Toutefois, son incidence sur l’avenir des étudiants impose une explication officielle concernant les motifs de cette réduction, la composition du panel de sélection, les critères appliqués et les garanties d’égalité entre les candidats.
La représentation étudiante au board doit également être clarifiée. En l’absence présumée d’un représentant effectif de la Student Union, les étudiants pourraient se retrouver sans voix institutionnelle lors de décisions touchant directement leurs programmes, leurs examens, leurs diplômes et leurs partenariats.
Parallèlement, des correspondances internes soulèvent des interrogations au sujet de la rémunération d’un cadre supérieur. Selon les informations mentionnées, le board aurait approuvé le renouvellement de son contrat, mais l’augmentation salariale n’aurait pas été expressément discutée ni approuvée au cours de la même réunion. Le salaire aurait néanmoins été porté de Rs 68 000 à Rs 88 250, soit une hausse de Rs 20 250.
Déséquilibre des priorités
Ces informations ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une irrégularité. Seuls les procès-verbaux certifiés, les autorisations administratives et les pièces comptables peuvent établir précisément les faits. Leur publication est donc indispensable.
Le sentiment qui se développe parmi les étudiants est celui d’un déséquilibre des priorités : alors que leurs conditions matérielles et leurs possibilités de formation semblent se réduire, certaines décisions concernant la rémunération administrative paraissent avoir progressé plus rapidement.
Il revient désormais à l’Acting Director-General, au board et aux autorités compétentes de répondre avec des faits vérifiables. La transparence protégerait non seulement les étudiants, mais également les responsables.