Les gummies peuvent contenir de la drogue.

Par Doris Félix

Vous souvenez-vous ?

Avant, un médicament c’était amer. Une gélule à avaler avec de l’eau.

Aujourd’hui c’est rose, vert, en forme de cœur. Ça sent la fraise. Ça fond dans la bouche.

On appelle ça des gummies. Et nos enfants nous voient en prendre tous les jours.

On a appris à une génération entière que « bon = sans danger ».

Et maintenant ? Maintenant on utilise exactement ce piège.

L’ADSU est descendue à Mahébourg et Eau-Coulée la semaine dernière. Dans des sachets qui ressemblent à des bonbons, les policiers ont trouvé des gummies soupçonnés de contenir du THC.

De la drogue. Dans un emballage de confiserie.

Des analyses sont en cours.

Hier, c’était au domicile d’un imam. Un homme qui éduque nos jeunes. Du cannabis saisi chez lui.

Vous comprenez le message qu’on envoie à nos enfants ?

L’ADSU le dit elle-même : ces gummies sont encore rares à Maurice.

Mais c’est ça le plus dangereux. Parce qu’ils ne ressemblent à rien d’illégal.

Pas d’odeur. Pas de joint. Juste un nounours sucré.

Un enfant de quatre ans va le prendre. Un grand-père va le manger en pensant que c’est une sucrerie.

Un seul gummy peut suffire à envoyer un enfant aux urgences.

On a importé le « bien-être » américain.

Et avec, on a importé le pire : la drogue déguisée en friandise.

À Maurice la loi est claire : détenir ou vendre ça, c’est sévèrement puni.

Mais la loi n’empêche pas un enfant d’ouvrir le mauvais tiroir.

À un moment, on recevait des boules de la Chine remplies d’un liquide. Apres des analyses par le ministère du Commerce, elles avaient été retirées du marché. Qui est supposé faire ces tests ? Et la douane ?

Alors parents, grands-parents, éducateurs : ouvrez les sacs. Ouvrez les boîtes. Regardez. Si vous voyez des gummies, appelez le 999 ou l’ADSU.