
On apprend, dans Le Mauricien, que pour faire des économies d’énergie face à la crise en Iran, l’une des mesures envisagées serait de recourir à nouveau aux cours en ligne pour les élèves, comme pendant la pandémie de Covid-19.
Pourquoi encore sacrifier les enfants sur l’autel du court-terme et de l’absence de vision à long terme des vieux ?
Après, on dénoncera les jeunes qui passent leur vie sur leurs smartphones… et on voudrait leur réimposer les cours en ligne ? N’ont-ils pas suffisamment perdu de temps d’apprentissage durant le Covid ? N’ont-ils pas été suffisamment perturbés ? Veut-on encore creuser les inégalités entre ceux qui pourront suivre avec leurs parents et un ordinateur, et les autres ?
Si la situation est si dramatique, pourquoi ne pas freiner la consommation ? Instaurer des jours par ordre alphabétique – puisqu’on veut s’inspirer de la pandémie – pour aller dans les centres commerciaux, qui peuvent absorber les pertes (pas la boutique ou la supérette du coin dont on a toujours besoin). Interdire leurs éclairages la nuit (même si bon nombre disposent de leur propre station photovoltaïque, cela pourrait repartir sur le réseau du CEB). Limiter les déplacements inutiles, mais pas pour aller à l’école. Les réunions politiques, tiens. Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas tenir un Conseil des ministres en visioconférence ? Cela éviterait à toutes ces berlines accompagnées d’autres bolides de brûler de l’essence.
Limiter la consommation de biens superflus, donc l’importation et le transport de marchandises sur la route. Voilà une solution ‒ et qui ferait du bien au porte-monnaie des Mauriciens !
Par Scoop Rédaction