Par Doris Félix
Rs 4,8 milliards qui rapportent des intérêts pendant que les vieux triment, souffrent.
À un moment où le prix des médicaments, inexplicablement, explose et force à réduire les traitements.
À un moment où nos vieux et nos malades sont sous la pression des réformes de pensions.
Quarante ans de labeur. Et on leur fait mendier le temps.
Ministère de la Sécurité sociale. Ministère des Finances : vous pourriez au moins payer la pension le vendredi, quand le 1er tombe un samedi ou dimanche.
Comme vous le faites déjà pour les salaires des fonctionnaires, versés avant les trois derniers jours ouvrables du mois.
Pourtant ils ne sont pas aussi mal lotis que les pensionnaires, non ?
Cela devrait être une formule. Automatique.
Pas une faveur. Un droit.
Dans les cas de samedi ou dimanche, le mois dépasse 30/31 jours ! C’est cruel.
Et oui, parfois pour un « grand événement » vous avancez le paiement…
Le peuple n’en veut pas.
La pension n’est pas pour les fêtes. La pension est pour manger, pour les médicaments, pour survivre.
Ça devrait devenir une règle. Point.
Mais pendant que les pensionnés souffrent et comptent chaque roupie, le gouvernement garde au chaud deux jours de pensions sur son compte en banque pendant le week-end.
Environ Rs 4,8 milliards par mois pendant deux jours, ça rapporte des intérêts au gouvernement. Cela, sur le dos de ceux qui n’ont plus rien.
Ce n’est pas de la gestion.
C’est de l’indifférence institutionnalisée.
C’est de l’abus.
La compassion n’a pas de jour férié.
La faim non plus. La maladie encore moins !
Alors payez les vendredis !
Pour vous ce sont des intérêts.
Pour les retraités, ce sont deux jours de dignité.