Les Mediclinics sont de plus en plus désertées et les spécialistes ont disparu de celle de Petite-Rivière.


Par Doris Day

Gouvernement après gouvernement, des millions de roupies ‒ l’argent du peuple ‒ ont été dépensées pour bâtir des Mediclinics.

La promesse : des spécialistes près de chez nous. Finis les hôpitaux saturés. Finis les bus de 6 heures du matin. Finis les jours de congé perdus à faire la queue.

La réalité en 2026 ? 

Prenons l’exemple de Petite-Rivière. Hier, fierté du village. Aujourd’hui, cette Mediclinic fait la fierté de qui, exactement ? Les spécialistes ont disparu. Il ne resterait qu’un psychiatre, à ce qu’il paraît. Vous avez transformé une Mediclinic en simple dispensaire XXL. Bravo pour le gaspillage.

Et l’absurdité continue :

  1. Doublon inutile : vous maintenez le mini dispensaire d’Albion et la Mediclinic de Petite-Rivière à quelques kilomètres. Deux bâtiments, deux équipes, zéro logique. Fermez l’un, renforcez l’autre.
  2. Pharmacies placards : trop petites, sous-approvisionnées. Le médecin limite les prescriptions pour ne pas vider le stock. Résultat : le patient revient 3 à 4 fois. Où est le gain de temps promis ?
  3. Plus de spécialistes : à défaut d’un service hebdomadaire, offrez au moins des consultations mensuelles. Rendez aux habitants ce minimum de confort. Et donnez au peuple accès aux spécialistes payés avec ses impôts.
  4. Rappel de l’objectif : ces Mediclinics évitaient aux citoyens de poser des jours off pour passer la journée à l’hôpital. C’était une économie de transport. C’était surtout de la décentralisation pour désengorger les hôpitaux.

Des millions engloutis pour un service qui recule. C’est ça, votre bilan ?

Monsieur le ministre, deux options : 

Soit, vous ramenez les spécialistes dans les Mediclinics.

Soit, vous assumez publiquement d’avoir réduit ces magnifiques structures à des coquilles vides.

Les habitants ne demandent pas la lune. Ils demandent le service pour lequel vous avez signé les chèques.

Nous attendons.