Si l’ex-Premier ministre malgache Christian Ntsay et le commandant du Cessna ont été autorisés à partir, le copilote, lui, fait toujours l’objet d’une interdiction de le faire. Où l’on apprend aussi que la police use de drôles de procédures et continue à défier l’autorité du DPP
Répondant à la PNQ du 11 novembre qui avait trait à l’atterrissage le 14 octobre du jet privé de Mamy Ravatomanga, Navin Ramgoolam affirmait que « The captain of the aircraft was allowed to leave just after and then, the second pilot, the officer, was allowed to leave. »
Or, le ‘second pilot’ est toujours à Maurice et ne peut quitter le territoire car son passeport a été saisi par le CID de l’aéroport ! Navin Ramgoolam a-t-il induit le parlement en erreur ou l’a-t-il été par le commissaire de police ? Ce n’est pas la première fois que Ramgoolam donne des informations erronées dans cette affaire de Mamy Ravatomanga.
En tout cas, ce copilote, Zuzie Raymond Hasiniavo, de nationalité malgache ne comprend pas pourquoi il est retenu à Maurice alors que le commandant Mijarizaka Ramanantsoa, lui, a été autorisé à partir et ce dès le mois d’octobre. Est-ce parce que ce dernier est Français et le copilote Malgache ?
Certes, le copilote Hasiniavo n’est pas en détention. Il fait l’objet d’une sorte de garde à vue dans un ‘Guest House’ – pas un hôtel – à Ville Noire, Mahebourg aux frais de la police. On n’a jamais vu ça ! Surtout, comme le dit Hasiniavo dans un affidavit juré le 18 novembre par le biais de son avoué Me Shameek Jankee, il ne fait l’objet d’aucune inculpation même provisoire. Pourtant, il est « confiné » à Maurice depuis plus d’un mois. Même le DPM Paul Bérenger faisait remarquer au Leader de l’Opposition le 11 novembre à l’Assemblée Nationale que c’est « Enn pov pilot, matlo » pour justifier le départ du copilote. Cela, alors que ce dernier est toujours à Maurice. Lui a-t-on fait une autre cachotterie ? Le DPM en parlera sûrement samedi prochain lors de sa conférence de presse.
Nouvelle guéguerre police v DPP ?
Hasiniavo trouve d’autant plus inacceptable la rétention de son passeport et même de son portable par la police que le DPP, lui, n’a pas objecté à son départ et ce, depuis le 18 octobre. Il devait prendre l’avion le 20 octobre. Or, pendant qu’il remplissant les formalités d’embarquement à l’aéroport ce jour-là, le CID de l’aéroport lui a pris son passeport et l’a empêché de prendre l’avion.
Ce n’est pas fini. Il devait se rendre au bureau du DPP le 14 novembre mais la veille, soit le 13, le CID de l’aéroport le convoque pour prendre un ‘additional statement’. Et bien que le CID lui ait promis de lui rendre son passeport, il n’en fut rien, jusqu’à aujourd’hui.
Le pauvre copilote, pour reprendre l’expression de Bérenger, se demande pourquoi le commandant, lui, a pu répondre aux questions de la police par email de l’étranger et lui non. Pourtant, l’article 137(2) des Civil Aviation Regulations 2007 prévoit que c’est le commandant qui sera tenu responsable de toute violation commise en vol.
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