La pauvre victimisée

Sommée par son parti de donner des explications sur sa tentative de faire bloquer l’enquête sur un promoteur immobilier, une ministre ne s’est pas défendue sur le fond. Non, elle a cru bon d’utiliser, les larmes aux yeux, l’argument facile à l’effet qu’elle est attaquée parce qu’elle est une femme et appartient à une certaine communauté. Ce qui a aggravé son cas, ses collègues de parti lui tombant dessus en lui rappelant que sa façon de faire et de se défendre ne correspond pas aux principes du parti. Peut-être qu’elle correspond à ceux d’un autre parti qu’elle veut rejoindre ?

A côté de la plaque

« Pendant que la maison brûle » nous dit un employé de la BOM « que la roupie dévisse, que les problèmes de la MIC restent entiers et que les fraudeurs à la Silver Bank demeurent libres, que fait la Gouverneure de la Banque de Maurice ? Elle parle des risques climatiques (sujet important mais qu’elle ne maitrise pas), rend visite au président de la République et tutti quanti. » Notre interlocuteur souligne aussi l’absence de réaction de la gouverneure au sujet des récentes révélations sur son prédécesseur. « Celui-ci parlait trop de la BOM, celle-ci parle trop d’autres choses ! »

Souveraineté anglo-mauricienne ?

Atelier de travail du 31 mars au 2 avril prochain sur le Chagos Archipelago Marine Protected Area (CAMPA). Bien que le communiqué du Conseil des ministres parle de « bringing together national stakeholders, international practitioners and technical specialists to exchange knowledge », comme par hasard, c’est la Zoological Society of London qui coorganise l’événement. Il est clair que les Anglais aient autant sinon plus d’intérêts que les Mauriciens dans le CAMPA, situé aux Chagos dont Maurice aurait supposément la souveraineté. Tout ce que l’on souhaite, c’est que les dépenses liées à la participation de la Zoological Society of London ne soient pas déduites des 101 m de livres que les Britanniques devraient éventuellement nous payer chaque année. Si le Chagos Deal va de l’avant.

Mine de rien

Maminiaina Mamy Ravatomanga n’envoyait pas que l’argent qu’il recevait des exportations de litchis de Madagascar vers Maurice. Il se serait arrangé pour transférer $ 5m (Rs 237 m) de la société d’Etat malgache Kraomita Malagasy SA en 2023 à travers une société enregistrée à Maurice, Island Partners Ltd. C’est ce qu’indique le journal Midi Madagascar. Kraomita exploitait une mine de chromite à Brieville et avait connu justement des difficultés financières récemment. A noter que Island Partners Ltd ne figurait ni dans l’affidavit de Mamy ni dans celui de la FCC. C’est pour dire qu’il y a encore beaucoup (de mine d’or) à creuser.

Mamma Mia

Selon un avocat, il y a au sein du gouvernement et même du PTr deux factions qui ne se disputent dans l’affaire Ravatomanga, mais se partagent les rôles. D’un côté, ceux qui veulent traire Mamy, de l’autre, ceux qui veulent soutirer le max de l’Etat malgache. « Comment les deux parties malgaches n’ont-elles pas encore découvert le manège, je me le demande ! » soupire notre interlocuteur.

Valises contre coffres

Un observateur politique attentif nous fait part de son désespoir devant le choix qu’auront les lecteurs aux prochaines législatives : valises contre coffres.  « Espérons, ajoute-t-il, qu’il y aura une cassure pour nous épargner cette terrible limitation de choix. »

Oubli ou boycott ?

Lors de son discours à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, Paul Bérenger a cité et félicité les femmes militantes suivantes : Arianne Navarre-Marie, Joanna Bérenger, Karen Foo Kune, les ambassadrices, speaker et autre mairesse. Mais n’a pas mentionné Jyoti Jeetun, pourtant ministre ! Par contre, Navin Ramgoolam, lui, n’a pas oublié de citer Jyoti Jeetun. Ouf, l’honneur est sauf pour JJ qui a applaudi chaudement. Mais le message est clair …

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