Un curieux et troublant incident s’est produit le 29 janvier à la Station de Police de Rivière du Rempart. Un policier nous raconte.

Le député de la circonscription le Dr Sandeep Prayag s’y est présenté afin d’alerter sur la présence de trafiquants de drogue et de possible prostitution dans le jardin public de la région.

Ces trafics nous sont confirmés par un habitant. « C’est une situation qui perdure depuis quelque temps déjà et qui se manifeste particulièrement pendant les jours scolaires. Les dealers ciblent surtout les jeunes adolescents » nous dit-il, profondément inquiet de l’ampleur du fléau dans la région. « Tou sa ban jours ti ena conzé lekol la ti korek. Kouma lekol reprend marchand la drogue re-kosté. »

Le Dr Prayag aurait signalé à plusieurs reprises dans le passé ces activités illicites à la police, avec, à l’appui, photos de fioles de médicaments contre la toux et d’autres accessoires utilisés par des toxicomanes abandonnés dans le jardin public.

Or, ce 29 janvier, les policiers auraient prétexté diverses excuses pour ne pas se rendre immédiatement sur les lieux. Notre source à la station reconnait que ses collègues hésitent à affronter les narcotrafiquants surtout après les récents événements où des policiers ont été pris à partie par des foules hostiles.

Cependant, nous dit-il, le docteur aurait demandé que des patrouilles soient effectuées pour au moins dissuader les trafiquants et les consommateurs. Mais un haut-gradé de la station lui a fait savoir que ce n’était pas possible vu l’indisponibilité de véhicules.

« Sa lksm Doctere la… »

Quelques heures plus tard, le Dr Prayag aurait appelé le sergent au téléphone pour savoir si une patrouille avait été effectuée. Après la conversation, un des policiers aurait lancé : « Sa lksm Doctere la pe asiz depi kot li, kiken ine call li p dir li banela p drogué dan village. » Et cela, alors que le téléphone a été mal ou pas raccroché !

En l’espace de quelques minutes, nous relate notre source, le Dr Prayag a débarqué au poste, tout furieux. Il a rencontré le sergent pour l’informer qu’il a tout entendu, tout en reprochant à ce dernier d’avoir permis à un de ses collègues de le traiter ainsi. Le sergent n’a su quoi répondre.

Contacté, le Dr Sandeep Prayag nous confirme cet incident et ces propos qu’il a surpris. « Je trouve cela choquant, méprisant et irrespectueux de la part du policier qui a proféré ces paroles. Si j’ai appelé à nouveau la station c’est parce j’ai reçu des appels d’habitants m’informant de la présence persistante de toxicomanes et de trafiquants dans le jardin. » Tout en ajoutant qu’il a immédiatement rapporté l’incident à la hiérarchie de la force policière. 

Il nous confirme dans la foulée le refus des policiers d’effectuer des patrouilles dans le jardin public. « Certains membres de la force policière, pas tous, ont peur d’affronter les narcotrafiquants et, plus grave encore, à prendre en considération les informations fournies par les habitants. »

Sandeep Prayag ne compte pas en rester là. Il explique : « je m’inquiète de l’ampleur croissante du fléau de la drogue dans ma circonscription. Je n’ai fait que mon devoir de citoyen et de député. Les parents ont peur d’aller dénoncer les trafiquants à la police et je les comprends. Je le fais pour eux. Mais voilà comment je suis traité ! »

 

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