Difficile de rendre visite à ses parents en Australie !

Par Doris Félix

Depuis 1968, les Mauriciens partent en Australie. 14 000 entre 1966 et 1972. Aujourd’hui 25 981 nés à Maurice vivent là-bas, cela fait 60 000 personnes avec leurs enfants. La deuxième diaspora au monde. Une communauté exemplaire, successful dans toutes les disciplines, sur plusieurs générations.

Et pourtant, où est la considération ?

Un Australien atterrit à Maurice : pas de visa, 90 jours, bienvenue.

Un Mauricien doit demander un visa pour tout : tourisme 600, études 500, travail 482. Maurice ne figure même pas sur les listes qui comptent : pas sur la liste eVisitor, ni sur la liste Working Holiday 417, ni sur la liste Work and Holiday 462.

Ce n’est pas seulement le cas de Noah, fils de l’artiste Pascal Lagesse, accepté en école de théâtre à Melbourne et refusé sur le territoire.

C’est surtout le martyr pour nos grands-parents, nos frères et sœurs, qui veulent simplement rendre visite à leur famille à Melbourne, Sydney, Perth. Des personnes âgées qui doivent fournir des dossiers interminables, comme si nous étions des escrocs opportunistes.

Nous ne sommes pas des escrocs. Nous sommes la famille de ceux que vous avez accueillis en 1968.

Nous avons une haute-commissaire à Canberra, S.E. Sarojini Seeneevassen, et une haute-commissaire australienne à Port-Louis, S.E. Kate Chamley.

Qui protège qui ? Que fait le ministre des Affaires étrangères ?

Nous demandons poliment :

  1. Que l’Australie mette Maurice sur les listes.
  2. De la considération pour nos grands-parents, frères et sœurs qui veulent voir leur famille.
  3. De la transparence pour nos étudiants.

Nous vous avons donné 60 ans de citoyens modèles.

Renvoyez-nous l’ascenseur.