
Jusqu’à quand Subron et Parapen se cacheront-ils derrière des communiqués non signés ?
Par Doris Félix
On l’aimait bien, ce papillon.
On avait cru en lui. On avait placé de l’espoir, de la fierté, de la confiance.
Mais l’arrogance du pouvoir a tout gâché.
C’est ça le plus dur : quand on a aimé, la chute fait encore plus mal.
Le peuple aujourd’hui ne se souvient même plus du Wakashio ou des autres manifestations.
Il ne voit que ROUGE.
Parce que la trahison d’un espoir fait plus mal que n’importe quel scandale.
On nous avait promis le ciel.
Une équipe jeune et dynamique. Le grand espoir d’un peuple meurtri.
Avec leur symbole papillon, on les voyait déjà en plein vol pour nous sauver.
Rezistans ek Alternativ (ReA) était né dans la lutte, dans la rue, à côté du peuple. On n’oublie pas d’où on vient.
Aujourd’hui, la désillusion est brutale.
Parce que beaucoup de retournements de veste ont fini par attirer la colère et la déception du peuple.
Comment concilier membre du gouvernement + ancien syndicaliste + la gauche ?
C’est impossible. Et le peuple le voit.
Le pire ?
Quand le gouvernement du Changement prend des décisions contraires à l’idéologie des papillons, ReA publie des communiqués sur Facebook.
Des communiqués qui sonnent faux.
Jamais signés par les trois parlementaires.
Des papillons volant dans deux directions.
Pour sauver la chèvre et le chou.
Et pendant ce temps, le peuple paie l’addition.
Mais la vérité a éclaté en plein jour : Sidney Pierre révoqué en quelques minutes après avoir eu le courage de voter POUR le peuple et CONTRE son gouvernement.
Le message est clair. Net. Cruel.
Au gouvernement, on ne veut pas de conscience. On veut des marionnettes.
Alors la question se pose : comment ReA peut-il critiquer le gouvernement dans des communiqués, alors que trois de ses membres siègent dans ce même gouvernement ?
Comment avoir une double casquette sans finir par trahir ?
Le peuple attend la cohérence.
Soit ReA révoque ses trois députés pour qu’ils siègent en tant qu’indépendants.
Soit le PM révoque ReA. Et là au moins, le masque tombe.
On ne peut pas critiquer le système en mangeant à la table du système.
On ne peut pas voler comme un papillon avec des chaînes aux pieds.
Le peuple a voté pour des papillons, pas pour des girouettes.
Et la patience a des limites.