Par Doris Félix
Vendredi on a tout vu.
Au Parlement : Division of vote sur le Finance Bill.
Un junior minister, Sydney Pierre, vote « NO » par conscience.
Quelques heures après : révoqué.
Il a perdu son poste. Il a gardé son honneur.
À Case-Noyale : descente de l’ADSU.
Arrestation de Gulshan Govind.
Méthadone et quatre plants de cannabis saisis à son domicile.
Il est l’époux de la junior minister des Arts et de la culture, Véronique Leu-Govind.
Le PM, Navin Ramgoolam, l’a dit :
« L’enquête se fera sans aucune ingérence politique. »
« Peu importe qui vous êtes, s’il existe des preuves, il faudra en assumer les conséquences. »
Et sur sa possible révocation : « Je respecte la présomption d’innocence. »
Mais au-delà de la loi, il y a le pays
Et ce vendredi soir, le pays est abîmé.
Le pays est fatigué.
Le pays a mal.
Parce que d’un côté on sanctionne la conscience.
Et de l’autre côté on doit gérer le scandale.
Le même jour. Dans le même gouvernement.
Cette affaire fout le doute.
Elle abîme la crédibilité de l’institution.
Elle fait mal à tous les parents qui se battent contre la drogue dans nos quartiers.
La loi fera son travail.
La justice décidera.
Chacun a le droit de se défendre.
Mais la politique, elle, a déjà rendu son verdict :
La confiance est fissurée.
La division of vote nous a forcés à regarder les noms.
Cette arrestation nous force à regarder les valeurs.
Gouverner c’est choisir son équipe.
Et choisir son exemple.
La conscience avant la carrière.
La loi avant le nom.
Le pays avant le parti.
C’est le seul chemin pour réparer.