Lors de la précédente PNQ du 28 octobre concernant l’atterrissage du jet privé malgache le 12 octobre 2025, le PM avait déclaré que c’est le Passport and Immigration Office (PIO) qui en avait accordé l’autorisation et que la secrétaire aux affaires intérieures (Dorine Fong Weng-Poorun) en avait juste été informée. »

Au parlement aujourd’hui 11 novembre, encore une fois, Navin Ramgoolam a affirmé que c’est le PIO qui a donné l’autorisation. Il soulignera de plus que la secrétaire aux Affaires Intérieures ne donne pas cette autorisation normalement.

Or, le rapport Seebaluck affirme, lui, que « … the PIO, with the approval of the Secretary for Home Affairs, gave its clearance at 0013 hours on Sunday 12 October 2025. » Et selon des sources fiables, le PIO ne donne l’autorisation que pour les passagers, pas pour l’avion.

Pourtant, Navin Ramgoolam a contredit par deux fois le rapport qu’il a commandé ! Et s’est contredit lui-même aujourd’hui en déclarant qu’il est d’avis que la Secretary for Home Affairs aurait dû informer le DPM Paul Bérenger cette nuit-là. On pouvait entendre le DPM dire que celle-ci n’avait sans doute pas voulu le déranger au milieu de la nuit.

Les trois Malgaches

Sinon, on a appris que trois Malgaches avaient déposé plainte à la FCC entre le 13 et 19 octobre contre Maminiaina ‘Mamy’ Ravatomanga. C’est nouveau ! Car le 17 octobre la FCC indiquait qu’une (seule) plainte avait été déposée contre Mamy. Autre nouvel élément : Ravatomanga fait l’objet d’une enquête sur le blé et la farine (Wheat and Milling.)

Ramgoolam confirmera aussi ce que Scoop.mu avait déjà révélé : Dass Thomas a été nommé président du board de Jet Prime le 4 septembre. Il justifiera le maintien de Dass Thomas et des autres membres sur le board de Jet Prime malgré une enquête en cours par le fait que ce ne sont que des nominations temporaires.

Face à une autre question supplémentaire de Joe Lesjongard, le Premier ministre dira que le commandant du Cessna de même que le copilote ont déjà quitté le territoire après avoir été interrogés.

Il rejettera les allégations selon lesquelles Nasser Bheeky aurait rencontré un conseiller de Paul Bérenger, tout en accusant Bheeky de tout tenter pour sortir de la mauvaise passe où il se trouve. Et concernant une rencontre entre le même Bheeky et un ministre ? « Faux » répliquera Ramgoolam.  « Ce sont des mensonges véhiculés sur les réseaux sociaux. » Tout en avertissant qu’il a déjà sollicité l’aide de l’Inde pour venir à bout de ces « fake news. »

Idem pour les allégations venant du même Bheeky à l’effet qu’une somme de Rs 350 m serait en jeu dans cette affaire. « Laissez faire les enquêteurs ! » lancera-t-il.

Changement de ton

Cependant, lorsque Lesjongard lui demandera d’assurer la chambre qu’aucun membre du gouvernement, « ni un junior minister en particulier », n’a participé à un complot visant à permettre à Ravatomanga de trouver refuge à Maurice, le PM changera d’argument et de ton en assenant : « tous ceux qui y auraient participé auront à faire face aux conséquences. Personne ne sera épargné. » Tout en ajoutant qu’une enquête est en cours pour déterminer comment les milliards de Mamy ont atterri à Maurice sous le MSM. Joe Lesjongard lui rappellera que ces transferts d’argent ont débuté en 2009.

Navin Ramgoolam avouera qu’il a bien recommandé le renouvellement du contrat de Sanjay Dawoodharry comme Acting Director de la FCC en septembre dernier. Et que le DPM en avait été informé. Toutefois, Ramgoolam soulignera qu’il n’est pas au courant si la Présidence de la République avait émis un communiqué pour annoncer le renouvellement du contrat de Dawoodharry. Nous non plus. Nous apprenons également que Sanjay Dawoodharry n’a pas été interrogé par le CCID suite aux allégations de Bheeky.

Concernant Junaid Fakim, Ramgoolam rejettera une allégation à l’effet qu’une forte somme d’argent a été déposée sur son compte bancaire. Il a balayé de même toute nécessité pour Hassen Fakim, le père de Junaid et chez qui la rencontre du 14 octobre aurait eu lieu, de démissionner comme chairman du CEB.

Nous apprenons enfin que Christian Ntsay, l’ex-Premier ministre malgache, a été autorisé à partir car il n’y avait rien contre lui.

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