Par Narain Jasodanand

The nice place to be

S’adressant à Michaël Sik Yuen lors de la PNQ du 24 mars, la Speaker n’a pu s’empêcher de lâcher : « It so happens; we meet there. A very nice place to be – supermarkets. » Voilà au moins quelqu’un qui ne se plaint pas de l’inflation ni du ministre du Commerce, qu’elle croise souvent au supermarché. Et qui, en passant, fait de la pub pour son supermarché préféré.

Traitement favorable

Un ancien élu qui a relu le Hansard du 17 mars 2026, après l’article de Scoop.mu sur l’affaire José Arunasalom, attire notre attention sur les questions supplémentaires d’Adrien Duval à la PQ B/27. Au-delà d’avoir permis autant d’interpellations, nous dit notre interlocuteur, « la Speaker a permis au député bleu de poser de longues questions. Dans d’autres occasions, elle aurait lancé au même Adrien Duval ou à Joe Lesjongard :No statement !’ »

Réponse en différé

Le 31 mars, le Premier ministre a fait une démonstration sur la façon de détourner l’attention de son gouvernement vers le précédent. Il a pris la peine et notre temps pour donner le nom des conseillers du… précédent Premier ministre, plus les boards sur lesquels ils siégeaient. Cela, même s’il avait déjà rendu publics ces détails dans une précédente réponse. Bref, au lieu de parler des conseillers présents, comme le lui a fait remarquer Joe Lesjongard, Navin Ramgoolam a évoqué les anciens conseillers. Shirin Aumeeruddy-Cziffra ne semble pas avoir remarqué le manège.

Le mystère MIC

À la question B/8 de Roshan Jhummun, le 17 mars 2026, le Premier ministre avait promis : « I am tabling the list of entities that have benefited from investment from the MIC. » Or, la liste n’a pas été déposée à la bibliothèque de l’Assemblée nationale. Pour rappel, Rama Sithanen avait, lui aussi, le 17 décembre 2024, promis cette liste qui, avait-il dit, allait être publiée dans le bilan de la Mauritius Investment Corporation. Mais elle ne l’a jamais été. Pourquoi ce gouvernement fait-il semblant d’être transparent sur la MIC ? Certains bénéficiaires ne veulent-ils pas que l’on sache combien d’argent ils ont reçu et sous quelles conditions ?

Un autre ex-conseiller très spécial

Nous apprenons que Luvkishan Persand a été démis de ses fonctions comme conseiller auprès du ministre Mahend Gungapersad. Son nom avait été cité dans des scandales. Il avait aussi été impliqué dans un incident routier à Goodlands, le 26 février. Après avoir été pris en contravention pour usage de téléphone au volant, il avait menacé les policiers de les rapporter à l’Independent Police Complaints Commission. Cependant, le ministère de l’Éducation avait mis fin à son contrat juste avant cet incident. Ce qui explique peut-être son stress au volant ?

Judas aux mains d’argent

Beaucoup se demandent pourquoi celui que Ramgoolam appelait Judas circule toujours librement et ses entreprises tournent normalement. Explication : on nous rappelle que sous le régime MSM, il n’y avait pas que des politiciens orange qui passaient le voir pour faire le plein, mais aussi des travaillistes aujourd’hui ministres. « Sans parler de Xavier Duval, bien sûr… » Est-ce pour cela que Judas n’est pas inquiété davantage ? Lui demandera-t-on des comptes au moins pour ses dettes auprès de la Silver Bank ? Ou alors ces dettes seront-elles effacées avec la liquidation ?

La guerre des prix

Un milliard de surcoût pour l’importation d’huile lourde pour faire tourner les turbines du CEB ! C’est que ne cessent de répéter Patrick Assirvaden et Michaël Sik Yuen pour justifier, sans doute, une augmentation du prix de l’électricité. Même si l’on est en temps de guerre, on aimerait bien jeter un coup d’œil sur ces deux contrats. Le ministre du Commerce l’a promis, le 24 mars, au Parlement : « The supplier is Sahara Energy and I don’t mind to table the contract. » Sauf qu’il ne l’a pas fait jusqu’ici. Michaël Sik Yuen a promis de
nous l’envoyer.