Hantavirus

Est-ce la Croisière qui s’amuse… ou les politiques ?

Par Pr Henrion Caude

Depuis un mois, les paquebots ressemblent à des décors de Netflix médical. Dernier épisode : une Américaine du MV Hondius, fuyant les mesures sanitaires, finit “isolée” à Pitcairn, l’île des mutins du Bounty. Niveau symbole anxiogène, difficile de faire mieux.

Flashback : février 2020. Le mauvais film du Diamond Princess, dénoncé par un infectiologue japonais sorti scandalisé de la mise en scène, pendant que le monde entier bascule loin du bon sens.

Mais on préfère arrêter le monde plutôt que limiter les croisières elles-mêmes. Pourtant, des épidémies à bord, il y en a depuis toujours : 1 à 2 gastroentérites par an, rebaptisées “norovirus” pour faire scientifique. Tourista pour les connaisseurs.

A bord du MV Hondius ce sont trois cas de hantavirus qui sont censés effrayer le monde. Et depuis le 15 mai, l’alerte est lancée sur Ebola. Curieusement, les cas recensés via l’OMS d’hantavirus et d’Ebola comme effet secondaire des vaccins COVID ne déclenchent pas le même intérêt médiatique. Certains parlent déjà de “Honte-à-virus”.

Les politiques jouent au chaud-froid. En France : “les mesures les plus strictes d’Europe”, 42 jours d’isolement, hospitalisations forcées. À l’OMS : “ce n’est pas un autre COVID”… tout en évoquant le risque encouru par les États-Unis et l’Argentine qui ont osé quitter le navire…de l’OMS.

Tout ça pour des virus qu’on attrape soit en inhalant des excréments de rongeurs pour les hantavirus, soit par des contacts avec des fluides dans le cas d’Ebola.

À Maurice, on connaît depuis longtemps la stratégie du rat. Il est peut-être temps d’arrêter d’être dupes.